jeudi 12 février 2015

Assistons-nous à la mort du journalisme ?



La crise du journalisme date d’une vingtaine d’années.
Si le numérique est considéré comme le principal responsable de la chute d’un nombre important de titres, il ne faut pas oublier la profonde méfiance des Français envers les journalistes avec, ce que certains appellent, la crise de la représentativité.
Déjà, devons-nous parler de crise ou de transformation ? Le métier même de journalisme est-il en train de s’effondrer pour appartenir au musée des vieux métiers ? Pour commencer, il faut préciser que le secteur journalistique en crise est la presse papier. Internet et la méfiance populaire peuvent expliquer la chute mais le réel responsable est l’évolution de la publicité ! Dans la presse, le principal revenu provient de la publicité est c’est ce qui permet à un journal de vivre. Pourquoi la publicité a connu des modifications ? Elle s’est tout simplement adaptée aux nouveaux besoins de la société française et de son nouveau mode de vie. Ce que nous appelons « crise du journalisme » touche en réalité uniquement la presse papier car la presse de la radio se porte bien, en effet, il y a toujours une demande de la radio (au réveil, dans la voiture…) et la télévision ne souffre pas plus que ça. Seulement, la presse papier est vu comme la presse par excellence et la voire disparaitre, c’est voire le berceau du journalisme enseveli dans l’Histoire. C’est aussi un coup dur à la presse analytique. La presse papier est le seul représentant de la presse analytique qui a pour objectif de faire appel au lecteur à un travail d’analyse après avoir lu l’article. La radio est la télévision sont des presses d’émotion dont l’objectif est de faire naître des émotions chez l’auditeur ou le téléspectateur à la suite d’un témoignage ou d’une vidéo. Certains pensent que la presse d’analyse renait via les articles d’internet mais en fait il s’agit de la presse de réaction car une fois un article lu, le lecteur réagit en le partageant dans les réseaux sociaux sans forcément vérifier sa source. Et c’est là un nouvel aspect de la crise journalistique, le fait que tout le monde puisse devenir journaliste via son réseau sur internet. Il s’agit donc non pas d’une crise mais d’une transformation en profondeur du métier qui connait une évolution aussi bien dans ses outils que chez ses acteurs. Malgré tout, si les Français se méfient des journalistes, ils ne se coupent pas forcément des actualités, dans les iphones et Smartphones, beaucoup sont abonnés au Monde ou au Figaro pour avoir des actualités express… Sans forcément sans souvenir dans les 10 minutes qui suivent. C’est une nouvelle consommation de l’actualité, on veut tout savoir mais ne rien enregistrer, voire les évènements sans pouvoir faire un travail de connexion logique avec d’autres évènements qui ont contribué à ce résultat (mais n’en a-t-il pas toujours été ainsi). Il faut aussi retenir que le travail de reportage, d’interview ou de rédaction d’un article ne s’improvise pas et nécessite d’un savoir-faire et c’est ce savoir-faire qui constitue l’identité profonde de ce métier (comme pour tout les autres métiers d’ailleurs). La conservation de ce savoir-faire assure donc l’avenir du métier de journaliste.

Le documentaire  ci-dessous parle de la crise du journalisme et des différentes possibilités pour sortir de la crise. Le web serait devenu l’obsession des journalistes et il y a des études sur les comportements des lecteurs. Le documentaire se penche aussi sur l’abondance d’actualité et l’importance de toujours rester connecté (infobésité).
Si la presse papier connait une crise, ce n’est pas le cas des magazines qui fonctionnent.

 

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