Si le numérique est considéré comme le principal
responsable de la chute d’un nombre important de titres, il ne faut pas oublier
la profonde méfiance des Français envers les journalistes avec, ce que certains
appellent, la crise de la représentativité.
Déjà, devons-nous parler de crise ou de
transformation ? Le métier même de journalisme est-il en train de
s’effondrer pour appartenir au musée des vieux métiers ? Pour commencer,
il faut préciser que le secteur journalistique en crise est la presse papier.
Internet et la méfiance populaire peuvent expliquer la chute mais le réel
responsable est l’évolution de la publicité ! Dans la presse, le principal
revenu provient de la publicité est c’est ce qui permet à un journal de vivre.
Pourquoi la publicité a connu des modifications ? Elle s’est tout
simplement adaptée aux nouveaux besoins de la société française et de son
nouveau mode de vie. Ce que nous appelons « crise du journalisme »
touche en réalité uniquement la presse papier car la presse de la radio se porte
bien, en effet, il y a toujours une demande de la radio (au réveil, dans la
voiture…) et la télévision ne souffre pas plus que ça. Seulement, la presse
papier est vu comme la presse par excellence et la voire disparaitre, c’est
voire le berceau du journalisme enseveli dans l’Histoire. C’est aussi un coup
dur à la presse analytique. La presse papier est le seul représentant de la
presse analytique qui a pour objectif de faire appel au lecteur à un travail
d’analyse après avoir lu l’article. La radio est la télévision sont des presses
d’émotion dont l’objectif est de faire naître des émotions chez l’auditeur ou
le téléspectateur à la suite d’un témoignage ou d’une vidéo. Certains pensent
que la presse d’analyse renait via les articles d’internet mais en fait il s’agit
de la presse de réaction car une fois un article lu, le lecteur réagit en le
partageant dans les réseaux sociaux sans forcément vérifier sa source. Et c’est
là un nouvel aspect de la crise journalistique, le fait que tout le monde
puisse devenir journaliste via son réseau sur internet. Il s’agit donc non pas
d’une crise mais d’une transformation en profondeur du métier qui connait une
évolution aussi bien dans ses outils que chez ses acteurs. Malgré tout, si les
Français se méfient des journalistes, ils ne se coupent pas forcément des actualités,
dans les iphones et Smartphones, beaucoup sont abonnés au Monde ou au Figaro pour
avoir des actualités express… Sans forcément sans souvenir dans les 10 minutes qui
suivent. C’est une nouvelle consommation de l’actualité, on veut tout savoir
mais ne rien enregistrer, voire les évènements sans pouvoir faire un travail de
connexion logique avec d’autres évènements qui ont contribué à ce résultat
(mais n’en a-t-il pas toujours été ainsi). Il faut aussi retenir que le travail
de reportage, d’interview ou de rédaction d’un article ne s’improvise pas et
nécessite d’un savoir-faire et c’est ce savoir-faire qui constitue l’identité
profonde de ce métier (comme pour tout les autres métiers d’ailleurs). La
conservation de ce savoir-faire assure donc l’avenir du métier de journaliste.
Le documentaire
ci-dessous parle de la crise du journalisme et des différentes
possibilités pour sortir de la crise. Le web serait devenu l’obsession des
journalistes et il y a des études sur les comportements des lecteurs. Le
documentaire se penche aussi sur l’abondance d’actualité et l’importance de
toujours rester connecté (infobésité).
Si la presse papier connait une crise, ce n’est pas
le cas des magazines qui fonctionnent.

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