mercredi 25 février 2015

Les relations Grecques et européennes entre deux visions du sens de l’Histoire



Les dernières négociations entre la Grèce et l’eurogroupe on agité l’actualité, il y avait ceux qui parlaient de capitulation d’Alexis Tsipras et ceux qui modéraient cette idée. Objectivement, ces négociations n’ont rien confirmé car la Grèce a obtenu de ses créanciers la prolongation formelle, jusqu’à la fin du mois de juin, du plan d’aide qui la maintient à flot financièrement et désormais, il n’est plus question de parler de « troïka » mais des « institutions ». Pour tous les camps, il ne s’agit que d’un premier pas et rien n’est encore décidé :


-la Grèce a obtenu la possibilité d’agir comme elle souhaite pour régler la crise humanitaire tant que cela ne coûte pas cher.
-Alexis Tsipras ne reviendra pas sur les privatisations engagés.
-Le salaire minimum a bien été évoqué mais pas l’échéance
-le ministre des finance néerlandais et président de l’eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, parle du sérieux des Grecs sur les réformes afin de montrer sa bonne volonté pour les futures négociations.

Toutes cette histoire pourrait justifier l’idée d’un maintien de la Grèce dans la zone euro et donc dans l’Union Européenne. Ce maintien sauverait l’idée d’une Union Européenne forte, réformable, nécessaire et, au fond, dans le sens logique de l’Histoire (ultime argument pour justifier une politique).







Cependant, une sortie de la Grèce justifierait une autre vision du sens de l’Histoire qui prévoit la fin de l’euro et de l’UE. Cette sortie servirait d’argument de grande ampleur pour les souverainistes et les eurosceptiques qui verront la justification de leur critique. L’idée est de faire passer l’explosion de la monnaie unique (ou commune) comme inéluctable comme le dit Olivier Delamarche (lien ci-dessous).

 http://bfmbusiness.bfmtv.com/mediaplayer/video/le-point-sur-les-i-olivier-delamarche-2302-452456.html

Dans les deux cas, quoiqu’il arrive, l’un des deux camps sera conforté dans ses analyses même si le camp eurosceptique est moins dans l’urgence que les européistes dont la moindre défaite peut les discréditer pour de bon. L’accélération de l’Histoire nécessite une direction, or rien ne peut prévoir avec précision la situation dans les prochains temps de la situation grecque. Au final, s’il y a une accélération de l’Histoire, ces négociations l’ont freiné et nous rappellent que rien n’est écrit d’avance.

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